Téhéran (IP) – Le ministère des affaires étrangères de la République islamique d'Iran a mis en garde l'Union européenne (UE) contre l'adoption de mesures qui compliquent la gestion des relations entre les deux parties et ont un effet négatif sur le processus de coopération, y compris dans les négociations pour la levée des sanctions.

Iran Press/Nouvelle d'Iran: Dans un communiqué publié jeudi, le ministère des affaires étrangères iranien a déclaré en réponse au nouveau geste anti-iranien européen: "La République islamique d'Iran considère la décision de l'Union européenne de ne pas respecter leurs engagements à l'occasion du 8ème anniversaire de la signature du Plan d’action global commun (PAGC) comme illégale et contraire à leurs engagements en vertu de l'accord et de la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies et un acte de mauvaise volonté qui provoque des tensions dans les relations entre les deux parties.

"La République islamique d'Iran a pris des mesures compensatoires en réponse au retrait illégal des américains du PAGC et à la réimposition de sanctions oppressives et conformément à ses droits en vertu des articles 26 et 36 du Plan d’action global commun, et ces mesures sont pleinement conformes avec les procédures contenues dans le PAGC", indique le communiqué.

Le communiqué indique: "La décision de l'Union européenne, du Royaume-uni, de la France et de l'Allemagne de ne pas remplir ses engagements en réponse aux programmes nucléaires pacifiques de la République islamique d'Iran est totalement contraire à la logique juridique. La République islamique d'Iran a donné aux parties européennes un délai d'un an pour compenser l'action illégale des américains en se retirant du PAGC, et après cela, il a progressivement commencé ses mesures compensatoires pour donner aux parties européennes la possibilité de compenser et de maintenir la fenêtre de la diplomatie."

"Par conséquent, il n'est pas acceptable que l'Union européenne, le Royaume-uni, la France et l'Allemagne décrivent cette action illégale comme une réaction aux actions de l'Iran, qui étaient tout à fait légales en réponse au retrait des américains et à l'inaction de l'Union européenne, du Royaume-uni, de la France et de l'Allemagne. Les actions de l'Iran sont tout à fait autorisées d'un point de vue juridique, et les européens eux-mêmes l'ont reconnu."

"Ces actions des parties européennes auront certainement des effets négatifs sur les efforts visant à gérer les tensions et à créer un environnement propice à une plus grande coopération entre les parties du PAGC."

"La République islamique d'Iran a toujours prêté attention aux actes et non aux paroles des autres participants. Cette action des parties européennes est incompatible avec leur allégation d'essayer de créer l'espace nécessaire pour relancer le PAGC."

La déclaration souligne: "Sans l'ombre d'un doute, la République islamique d'Iran réagira de manière appropriée et dans le cadre de ses droits à cet acte illégal et provocateur qui constitue une violation flagrante des engagements de l'Union européenne, de la France, de l'Allemagne et du Royaume-Uni dans le cadre du PAGC et de la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies."

"Nous mettons en garde l'Union européenne contre l'adoption de mesures qui compliquent la gestion des relations entre les deux parties et ont un effet négatif sur le processus de coopération, y compris dans les négociations de levée des sanctions", conclut le communiqué.

L'Union européenne, sans évoquer le manquement de ses engagements envers le PAGC, a annoncé jeudi qu'elle maintiendrait ses sanctions contre l'Iran sous prétexte de fausses allégations.   

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